| Groupe BPCE : résultats du premier trimestre 2013 Résultats du T1-13 solides dans un environnement économique difficile · Résultat net part du groupe de 754 millions d'euros, en progression de +13,2 % par rapport au T1-12 ; le résultat net part du groupe hors réévaluation de la dette propre reste stable à 760 millions d'euros · Progression des revenus : + 4,2 % par rapport au T1-12 · Bonne maîtrise des frais de gestion : - 0,2 % par rapport au T1-12, réduction du coefficient d'exploitation de 3,1 points (par rapport au T1-12), à 69,5 % · Coût du risque des métiers coeurs contenu : 33 points de base[1] au T1-13, contre 34 pb1 au T4-12 Structure financière confortée · Progression du ratio de Common Equity Tier 1 Bâle 3[2] de 40 points de base au T1-13 ; ratio de Common Equity Tier 1 Bâle 32 pro forma du projet de rachat des CCI : 9,3 % · Réserves de liquidité de 147 milliards d'euros représentant 139 % de l'encours de refinancement court terme au 31 mars 2013 · Exécution très avancée du programme de refinancement moyen long terme 2013 : 67 % à fin mars 2013[3] Banque commerciale et Assurance : bonnes performances commerciales[4] · Dynamique de conquête confirmée sur les clientèles prioritaires : o Banque Populaire : clients particuliers actifs équipés et assurés + 4,9 % o Caisse d'Epargne : clients bancarisés principaux actifs + 7,8 % · Croissance soutenue des encours d'épargne (+ 3,9 %) portée par l'épargne de bilan (+ 7,7 %[5] ) · Engagement dans le soutien à l'économie : augmentation de + 5,0 %[6] des encours de crédits · Résultat en forte progression sur l'assurance IARD et santé : hausse de 26 % des ventes nettes au T1-13 Natixis : activité commerciale dynamique des métiers coeurs · Production nouvelle de financements très dynamique en Banque de Grande Clientèle, notamment hors d'Europe · Collecte nette positive dans la gestion d'actifs avec une activité particulièrement soutenue aux États-Unis · Croissance des revenus des Financements spécialisés dans un environnement économique difficile en France Poursuite de la réduction du profil de risque · Natixis : accélération des cessions de la GAPC en 2013 avec 2,4 milliards d'euros[7] réalisés au 2 mai 2013 (dont 1 milliard d'euros au T1-13) ; objectif de fermeture de la GAPC à horizon mi-2014 · Crédit Foncier : 1,9 milliard d'euros de cession d'actifs internationaux réalisés en 2013 à fin avril (dont 0,7 milliard au T1-13) |
Le 6 mai 2013, le conseil de surveillance de BPCE, présidé par Yves Toublanc, a examiné les comptes du groupe pour le premier trimestre 2013.
François Pérol, président du directoire de BPCE, a déclaré :
« Ces résultats du premier trimestre traduisent la poursuite de la consolidation du groupe, malgré un environnement économique devenu plus difficile. Le PNB affiche une croissance robuste de 4,2 % sur un an, les charges sont maîtrisées, le coefficient d'exploitation est en diminution et le coût du risque sous contrôle. Les performances commerciales des métiers coeurs continuent à enregistrer une évolution substantiellement positive, en Banque commerciale et Assurance, en Banque de Grande Clientèle et en gestion d'actifs. Au total, le résultat net part du groupe, à 754 millions d'euros au premier trimestre, affiche une hausse significative de 13,2 % sur un an. Cette dynamique équilibrée a pu être obtenue dans un contexte de poursuite du renforcement de la structure financière du groupe, avec un ratio de Common Equity Tier 1 Bâle 3 en progression de 30 points de base, pour s'inscrire à 9,3 %. Le Groupe BPCE peut aborder avec confiance l'année 2013, même si celle-ci ne devrait pas se traduire par une amélioration des conditions économiques, en France et en Europe ».
1. RÉSULTATS CONSOLIDÉS DU GROUPE BPCE AU PREMIER TRIMESTRE 2013
Dans un environnement économique qui demeure difficile, le Groupe BPCE affiche de solides résultats, avec des revenus de 5 679 millions d'euros, en hausse de 4,2 % et avec un résultat net part du groupe de 754 millions d'euros, en progression de 13,2 % par rapport au premier trimestre 2012.
Les métiers coeurs du groupe, tant dans les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne que ceux de Natixis, enregistrent de bonnes performances commerciales, malgré une conjoncture économique dégradée.
Les frais de gestion du groupe restent bien maîtrisés (- 0,2 % par rapport au premier trimestre 2012) grâce aux synergies de coûts réalisées dans le cadre du plan stratégique Ensemble 2010-2013 (962 millions d'euros d'économies au 31 mars 2013).
La structure financière du groupe est encore confortée, avec un ratio de Common Equity Tier 1 Bâle 3[8] de 9,3 % (pro forma de l'opération de rachat des CCI annoncée le 17 février 2013).
Le groupe continue de réduire son profil de risque notamment par l'accélération des cessions de la GAPC et par les cessions d'actifs internationaux du Crédit Foncier. Le groupe se fixe pour objectif la fermeture de la GAPC à horizon mi-2014.
1.1. Résultats consolidés du premier trimestre 2013
Le produit net bancaire du Groupe BPCE atteint 5 679 millions d'euros, en hausse de 4,2 % par rapport au premier trimestre 2012.
Les revenus des métiers coeurs[9] du Groupe BPCE restent stables, dans un environnement économique dégradé, portés par une activité commerciale dynamique.
Les revenus des métiers coeurs du groupe s'élèvent à 5 352 millions d'euros, en hausse de 0,3 % par rapport au premier trimestre 2012.
Les frais de gestion du groupe sont maîtrisés. Ils s'élèvent à 3 945 millions d'euros, en baisse de - 0,2 % par rapport au premier trimestre 2012. Les frais de gestion des métiers coeurs affichent la même maîtrise et s'inscrivent à 3 508 millions d'euros (+ 0,1 % par rapport au premier trimestre 2012). Le coefficient d'exploitation ressort à 69,5 % pour le groupe, en réduction de 3,1 points. Il est de 65,5 % pour les métiers coeurs (en réduction de 0,2 point).
Le résultat brut d'exploitation s'élève à 1 735 millions d'euros, en hausse de 15,9 % par rapport au premier trimestre 2012. La contribution des métiers coeurs du groupe atteint 1 844 millions d'euros, en augmentation de 0,8 % par rapport au premier trimestre 2012.
Le coût du risque s'élève à 485 millions d'euros, en hausse de 5,4 % par rapport au premier trimestre 2012. En ce qui concerne les métiers coeurs, il marque une hausse de 27,8 %, à 452 millions d'euros, reflétant la détérioration du climat économique depuis le premier trimestre 2012.
Le coût du risque[10] du Groupe BPCE (hors dépréciation des titres d'États grecs) reste cependant à un niveau modéré : 33 points de base, contre 44 points de base au quatrième trimestre 2012.
Le résultat net part du groupe fait preuve de solidité et ressort à 754 millions d'euros, en hausse de 13,2 % par rapport au premier trimestre 2012. Hors réévaluation de la dette propre, le résultat net reste stable à 760 millions d'euros. Le résultat net des métiers coeurs baisse de 4,6 % par rapport au premier trimestre 2012 et s'élève à 849 millions d'euros.
Le ROE des métiers coeurs ressort à 10,0 %.
Le plan stratégique Ensemble 2010-2013 continue de produire ses effets et le groupe a réalisé de nouveaux progrès en matière d'efficacité opérationnelle, en avance sur son plan de marche. Ainsi, les synergies de revenus entre Natixis et les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne s'élèvent à 670 millions d'euros à fin mars 2013 grâce, notamment, aux bonnes performances du crédit à la consommation dans les Banques Populaires, au développement de l'activité affacturage dans les Caisses d'Epargne et à la croissance soutenue du crédit-bail pour les deux réseaux.
Concernant les synergies de coûts, la mise en oeuvre du plan a permis de réduire de 962 millions d'euros les charges de l'ensemble du groupe au 31 mars 2013, en avance sur son objectif (1 milliard d'euros à fin 2013) grâce à la rationalisation des achats, l'optimisation des processus d'organisation et la mutualisation des infrastructures informatiques.
1.2. Gestion active des portefeuilles cantonnés (GAPC) :
accélération des cessions et objectif de fermeture à horizon mi-2014
La GAPC accélère son programme de cession d'actifs. Le montant des cessions d'actifs réalisées au 2 mai s'est élevé à 2,4 milliards d'euros dont 1,0 milliard d'euros au premier trimestre 2013 sur les portefeuilles de crédits structurés et vanille.
En réduisant ainsi le montant des actifs gérés, sans impact significatif sur le résultat net part du groupe, les risques pondérés Bâle 3[11] de la GAPC ont diminué de 57 % depuis décembre 2011, et la valeur nette des actifs (hors dérivés) a baissé de 61 % depuis décembre 2009.
RÉSULTATS CONSOLIDÉS DU GROUPE BPCE DU PREMIER TRIMESTRE 2013
| en millions d'euros | T1-13 | T1-13 / T1-12 | Métiers coeurs* T1-13 | T1-13 / T1-12 | |
| Produit net bancaire | 5 679 | 4,2 % | 5 352 | 0,3 % | |
| Frais de gestion | - 3 945 | - 0,2 % | - 3 508 | 0,1 % | |
| Résultat brut d'exploitation Coefficient d'exploitation | 1 735 69,5 % | 15,9 % - 3,1 pts | 1 844 65,5% | 0,8 % - 0,2 pt | |
| Coût du risque | - 485 | 5,4 % | - 452 | 27,8 % | |
| Résultat avant impôt | 1 304 | 20,6 % | 1 442 | - 5,4 % | |
| Résultat net part du groupe Résultat net part du groupe hors réévaluation de la dette propre | 754 760 | 13,2 % - 0,3% | 849 | - 4,6 % | |
| ROE | 5,9 % | 0,3 pt | 10,0 % |
* Les métiers coeurs sont la Banque commerciale et Assurance (avec notamment les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne ainsi que le Crédit Foncier, Banque Palatine et BPCE International et Outre-mer) et la Banque de Grande Clientèle, l'Épargne et les Services Financiers Spécialisés (Natixis).
2. SOLVABILITÉ ET LIQUIDITÉ
Le Groupe BPCE conforte encore sa solidité financière. Le ratio de Common Equity Tier 1 Bâle 3[12] est de 9,3 %au 31 mars 2013, pro forma du projet de rachat des CCI annoncé le 17 février 2013.
Le Groupe BPCE poursuit la réduction du besoin de refinancement de marché. Cette réduction atteint 38,8 milliards d'euros au 31 mars 2013 par rapport au 30 juin 2011 pour un objectif de réduction de 25 à 35 milliards d'euros à fin 2013 par rapport au 30 juin 2011.
En ce qui concerne Natixis, la réduction de la consommation de liquidité s'élève à 17,8 milliards d'euros au 31 mars 2013 par rapport au 30 juin 2011, elle est permise par des cessions d'actifs par la Banque de Grande Clientèle et la GAPC. Concernant la Banque commerciale et Assurance, la réduction s'élève à 21,0 milliards d'euros au 31 mars 2013 par rapport au 30 juin 2011. La réduction de la consommation de liquidité est permise par la poursuite de l'augmentation de la collecte de bilan dans les réseaux (7,7 % hors épargne centralisée, sur un an au 31 mars 2013) et par des cessions d'actifs pour 0,7 milliard d'euros par le Crédit Foncier.
Le coefficient d'emplois sur ressources clientèle du groupe (hors Compagnie de Financement Foncier) ressort à 129 %, en diminution de 5 points par rapport au 31 mars 2012.
Le groupe présente une bonne position de liquidité, avec 147 milliards d'euros de réserves de liquidité (dont 104 milliards d'euros d'actifs disponibles éligibles au refinancement des banques centrales et 43 milliards d'euros de liquidités placées auprès des banques centrales au 31 mars 2013) pour un encours de refinancement court terme estimé qui s'élève à 106 milliards d'euros à fin mars 2013.
Au 31 mars 2013, l'encours de refinancement court terme est couvert à 139 % par les réserves de liquidité.
2.1. Refinancement moyen long terme :
67 % du programme 2013 réalisé au 31 mars 2013
Le programme de refinancement moyen long terme 2013 de 21 milliards d'euros, en réduction par rapport au programme de 24,5 milliards d'euros de 2012, est réalisé à 67 % à fin mars 2013
(y compris les montants levés fin 2012 au-delà du programme 2012), avec une durée moyenne à l'émission de 5,4 ans, au taux moyen de mid-swap + 52 points de base.
Sur les deux pools de refinancement, le groupe a levé 14,1 milliards d'euros[13], soit 9,1 milliards d'euros en émissions non sécurisées et 5 milliards d'euros en émissions sécurisées.
Le pool de refinancement moyen long terme de BPCE a réalisé 78 % de son programme de 14 milliards d'euros avec 10,9 milliardsd'euros13 levés avec une durée moyenne de 3,7 ans.
Pour le pool de refinancement moyen long terme du Crédit Foncier, 47 % du programme de 7 milliards d'euros a été réalisé, avec un montant de ressources levées de 3,3milliards d'euros13 sur une durée moyenne de 10,9 ans.
BPCE réussit la diversification de son refinancement moyen long terme grâce à l'émission de 750 millions de dollars à 3 ans réalisée aux États-Unis le 18 avril 2013, dans le cadre de son nouveau programme d'émission sur le marché américain.
3. RÉSULTATS DES MÉTIERS
3.1. Banque commerciale et Assurance : l'activité commerciale toujours soutenue se traduit par des encours d'épargne en progression, portes par l'épargne bilantielle
Le métier Banque commerciale et Assurance regroupe les activités du réseau Banque Populaire, du réseau Caisse d'Epargne, du Financement de l'Immobilier (principalement Crédit Foncier) et les activités Assurance, International et Autres réseaux.
Au premier trimestre 2013, l'activité des Réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne reste dynamique dans un environnement économique dégradé et se traduit par une forte progression, sur un an, des encours d'épargne (+ 3,9 %) portés par l'épargne de bilan (+ 7,7 %, hors épargne centralisée). En parallèle, le Groupe BPCE confirme son engagement dans le soutien à l'économie, avec une augmentation de + 5,0 % des encours de crédits des Banques Populaires, des Caisses d'Epargne, de la Banque Palatine et du Crédit Foncier.
Les stratégies d'intensification de la relation client se poursuivent dans les deux réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne : elles se traduisent par une progression continue de leurs fonds de commerce depuis le lancement du plan stratégique Ensemble, en 2010.
En phase avec les attentes de ses clients en matière de technologie numérique, le Groupe BPCE a poursuivi ses initiatives au cours du premier trimestre 2013 : le programme Entreprise Numérique s'est traduit, notamment, par le déploiement de la signature électronique en agence pilote - à compter de mars 2013 -, qui permet aux clients particuliers des deux réseaux de lire et signer leur contrat sur une tablette numérique, dans leur agence.
En parallèle, le réseau Banque Populaire a lancé un nouveau service pour les « mobinautes », Rapide Epargne, qui permet au client de réaliser un virement immédiat d'une somme qu'il souhaite mettre de côté.
Concernant le réseau Caisse d'Epargne, l'application Direct Ecureuil Mobile reste en tête du classement des applications bancaires les plus téléchargées, avec plus de 2 millions de téléchargements.
Le premier trimestre a également été marqué par des initiatives en matière d'offre bancaire.
La Banque Populaire réaffirme son statut de première banque des entreprises[14], en prenant l'engagement fort de distribuer 7 milliards d'euros de crédits pour 100 000 projets en 2013. Par ailleurs, répondant aux attentes de ses clients PME en matière de gestion financière, elle a lancé Turbo Suite Entreprise Mobile, première application mobile pour piloter à distance les flux financiers de son entreprise.
La Caisse d'Epargne a conçu, sur le marché de l'assurance, une offre dédiée aux locataires qui assure la continuité de paiement du loyer pendant 12 mois, en cas de perte d'emploi ou d'incapacité de travail. En matière d'offre aux professionnels, la Caisse d'Epargne a lancé le Compte Excédent Professionnels, qui leur permet une gestion optimisée de leurs excédents de trésorerie.
RÉSULTATS FINANCIERS DE LA BANQUE COMMERCIALE ET ASSURANCE AU 31 MARS 2013
Sur le premier trimestre 2013, les revenus de la Banque commerciale et Assurance s'établissent à 3 715 millions d'euros (hors variation de la provision épargne logement). Ces chiffres traduisent la bonne résistance de l'activité, dans un contexte de taux qui demeurent bas. Les commissions des deux réseaux marquent un léger recul (- 0,8 %), la baisse en volume de l'épargne financière étant compensée par les effets du développement du fonds de commerce en termes d'équipement de la clientèle. La marge nette d'intérêt des réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne s'inscrit en hausse de + 1,2 %, hors variation de la provision épargne logement.
Dans le cadre des synergies avec Natixis, les contributions majeures, pour le trimestre, émanent du crédit consommation (319 millions d'euros), des paiements (128 millions d'euros) et de l'assurance (117 millions d'euros).
Les frais de gestion sont de 2 483 millions d'euros, en diminution de 1,1 % par rapport à 2012.
Le coefficient d'exploitation ressort à 66,5 %, en amélioration de 3,3 points par rapport au dernier trimestre 2012.
Le résultat brut d'exploitation s'établit à 1 249 millions d'euros.
Le coût du risque enregistre une hausse de 18,7 %, à 353 millions d'euros, reflétant la dégradation du contexte économique et l'augmentation du risque sur les entreprises.
Le résultat net part du groupe de la Banque commerciale et Assurance s'établit à 606 millions d'euros.
Le ROE du métier est de 8 % pour le premier trimestre 2013.
3.1.1. Banque Populaire
Le réseau Banque Populaire regroupe les 19 Banques Populaires, dont la CASDEN et le Crédit Coopératif ainsi que leurs filiales, le Crédit Maritime Mutuel et les Sociétés de Caution Mutuelle.
- Fonds de commerce
Le réseau Banque Populaire poursuit sa stratégie d'intensification de la relation avec sa clientèle, ce qui se traduit par une progression de 4,9 % sur un an du nombre de particuliers actifs équipés et assurés. La clientèle des professionnels actifs est en progression, s'appuyant sur le développement de la double relation active (+ 1,3 %). Le segment des grandes entreprises (dont le chiffre d'affaires est supérieur à 15 millions d'euros) se développe également avec une hausse de 3,3 % du fonds de commerce.
- Épargne
L'épargne de bilan (hors épargne centralisée) présente une progression sensible de 8,3 % depuis le premier trimestre 2012 bénéficiant, notamment, de la forte collecte sur les livrets. Elle profite également d'une poursuite de la réintermédiation des OPCVM vers l'épargne de bilan. La diminution des encours d'OPCVM (- 20,7 %) pénalise toutefois l'épargne financière, en recul de 7 % par rapport au premier trimestre 2012, malgré une légère progression des encours d'assurance vie (+ 1,2 %).
- Crédits
L'activité de crédit au premier trimestre a bien résisté, permettant une poursuite de la progression des encours (+ 2,4 % sur un an).
La hausse des encours est notamment portée par les crédits à l'habitat (+ 3,2 %), même si ces derniers connaissent une croissance un peu plus modérée qu'au quatrième trimestre 2012 (+ 4,0 %).
Dans un marché difficile les crédits à la consommation résistent bien avec une très légère baisse de la production (- 1 %) et des encours stables.
Enfin, le crédit à l'équipement subit un contexte économique défavorable à l'investissement et connaît une production en retrait de - 18 %. L'encours reste en légère progression sur un an (+ 0,5 %).
- Résultats financiers
Le PNB au 31 mars 2013 s'élève à 1 546 millions d'euros (hors variation de la provision épargne logement), en baisse de 1,5 %. Les frais de gestion ont légèrement diminué de 0,9 % sur un an, à 1 038 millions d'euros. Le résultat brut d'exploitation ressort à 517 millions d'euros et le coefficient d'exploitation à 66,8 %, en amélioration de 0,1 point. Le coût du risque diminue sensiblement (- 8,6 %) pour atteindre 159 millions d'euros.
Le réseau Banque Populaire contribue au résultat net du Groupe BPCE à hauteur de 232 millions d'euros au premier trimestre 2013.
3.1.2. Caisse d'Epargne
Le réseau Caisse d'Epargne regroupe les 17 Caisses d'Epargne.
- Fonds de commerce
La dynamique de croissance reste toujours soutenue pour le réseau Caisse d'Epargne, en ligne avec sa stratégie de conquête et d'intensification de la relation client. Elle se traduit par une progression de 3,3 % des clients particuliers actifs, portée notamment par les clients bancarisés principaux actifs (+ 7,8 %).
- Épargne
L'épargne de bilan (hors épargne centralisée) continue de progresser significativement (+ 7,3 %), notamment grâce au succès des offres aux entreprises et institutionnels (livrets et comptes à terme).
Avec une moindre décroissance des encours d'OPCVM (- 11,7 %) et une légère progression de l'assurance vie, l'épargne financière est quasiment stable depuis le premier trimestre 2012
(- 0,9 %).
- Crédits
Les encours de crédits s'établissent à 189,1 milliards d'euros au premier trimestre 2013, en progression de 8,7 % sur un an.
La production de crédits immobiliers au cours du premier trimestre s'est affichée en forte progression, par rapport à un premier trimestre 2012 où l'activité s'était fortement contractée après la révision des dispositifs d'aides au logement. La croissance des encours est restée soutenue (+ 8,2 %).
En matière de crédits à la consommation, la production s'est affichée en baisse au premier trimestre (- 10 %), conjonction du recul de la demande mais également d'une plus grande sélectivité de l'offre.
Concernant les crédits à l'équipement, la production reste en forte croissance (+ 25 %), portée principalement par les marchés entreprises, logement social et secteur public.
- Résultats financiers
Le PNB au 31 mars 2013 est de 1 723 millions d'euros (hors variation de la provision épargne logement), en progression de 1,6 % sur un an. Les frais de gestion ont faiblement augmenté de 0,4 %, pour s'établir à 1 133 millions d'euros, faisant ressortir un résultat brut d'exploitation de 598 millions d'euros, en hausse de 7,9 %. Le coefficient d'exploitation ressort à 65,5 %, en baisse de 1,6 point. Le coût du risque atteint 130 millions d'euros (+ 37,2 %).
Le réseau Caisse d'Epargne contribue, au premier trimestre 2013, au résultat net du Groupe BPCE à hauteur de 298 millions d'euros.
3.2. Financement de l'Immobilier
Le Crédit Foncier est la principale composante du pôle Financement de l'Immobilier.
L'activité commerciale du Crédit Foncier reste dynamique, dans un marché en recul. Sa production totale de crédits s'élève ainsi à 2,5 milliards d'euros, contre 2,4 milliards d'euros au premier trimestre 2012. Sur le marché des particuliers, la production de crédits progresse de 2 % par rapport au premier trimestre 2012 et s'établit à 1,9 milliard d'euros. Sur le marché des corporates France, la production est en hausse de 8 %, avec une bonne tenue de l'immobilier social.
Le Crédit Foncier poursuit la mise en oeuvre de son plan stratégique 2012-2016.
Le groupe s'est recentré sur ses métiers coeurs - le financement de l'immobilier et du secteur public en France - qui enregistrent de bonnes performances. Il renforce ainsi sa position de principal financeur de l'accession sociale à la propriété avec près de 52 %[15] de part de marché au premier trimestre 2013, contre 43 %15 à fin 2012 sur le prêt à l'accession sociale (PAS). Le volume des PAS accordés au premier trimestre 2013 s'élève à 666 millions d'euros (+86 % par rapport au premier trimestre 2012).
Le Crédit Foncier poursuit la réduction de son bilan par une politique de cessions de son portefeuille international. Au premier trimestre 2013, ces cessions se sont élevées à 0,7 milliard d'euros. En avril, elles se sont accélérées pour atteindre un montant total de 1,9 milliard d'euros sur les quatre premiers mois de l'année.
L'impact net en PNB de ces cessions est de - 4,5 millions d'euros (classés en Hors métiers) pour le premier trimestre 2013.
Le plan d'adaptation s'est traduit par une réduction des charges de 3 % au premier trimestre 2013, par rapport au premier trimestre 2012.
3.3. Banque de Grande Clientèle, Épargne et Services Financiers Spécialisés
(métiers inclus dans Natixis)[16]
Le produit net bancaire au premier trimestre 2013 des métiers coeurs de Natixis (Banque de Grande Clientèle, Épargne et Services Financiers Spécialisés) s'établit à 1 620 millions, en hausse de 3,8 % par rapport au premier trimestre 2012. Tous les métiers coeurs font preuve de dynamisme, notamment hors Europe dans la Banque de Grande Clientèle et la gestion d'actifs, et sont en progression : Banque de Grande Clientèle, + 4,8 % à 798 millions d'euros ; Épargne, + 0,3 % à 513 millions d'euros et Services Financiers Spécialisés, + 7,6 % à 309 millions d'euros.
Les frais de gestion, à 1 025 millions d'euros, sont en hausse modérée de 3,2 %.
Le coefficient d'exploitation est en baisse de 0,4 point, à 63,2 %.
Le coût du risque s'élève à 99 millions d'euros, reflétant la dégradation de l'environnement économique.
Le résultat avant impôt des trois métiers coeurs baisse de 2,8 %, pour atteindre 501 millions d'euros.
Après prise en compte des minoritaires et de l'impôt sur le résultat, la contribution au résultat net part du groupe s'établit à 243 millions d'euros, en baisse de 1,7 %.
Le ROE des métiers coeurs de Natixis s'établit à 14 %.
(Pour une analyse plus détaillée des métiers et des résultats de Natixis, merci de vous reporter au communiqué de presse de Natixis que vous trouverez en ligne sur www.natixis.com).
4. PARTICIPATIONS FINANCIÈRES[17]
Les participations financières concernent principalement les activités de Coface et de Nexity.
Le PNB des participations financières s'établit à 396 millions d'euros au premier trimestre 2013, en baisse de 7,9 % par rapport au premier trimestre 2012. Le résultat net part du groupe s'inscrit à 17 millions d'euros, en baisse de 15,3 % par rapport au premier trimestre 2012.
- Coface coeur d'activité[18]
Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2013 augmente de 4 % par rapport au quatrième trimestre 2012 porté par le métier d'assurance-crédit et s'élève à 373 millions d'euros.
Coface améliore son résultat avant impôt qui augmente de 29 % au premier trimestre 2013 par rapport au premier trimestre 2012 et de 7 % par rapport au quatrième trimestre 2012.
Le ratio combiné[19], qui s'inscrit à 82,8 % au premier trimestre 2013, est en légère baisse par rapport au quatrième trimestre 2012 (83,6 %), du fait de l'amélioration du cost ratio, de 2,9 points.
Le ratio de sinistres / primes ressort à 57,8 % en hausse de 2 points par rapport au quatrième trimestre 2012 et en baisse de 3,8 points par rapport au premier trimestre 2012.
- Nexity
Au premier trimestre 2013, la stabilité des réservations de logements neufs en valeur se confirme et les ventes aux bailleurs professionnels s'inscrivent en baisse.
Le carnet de commandes s'établit à environ 3 milliards d'euros, soit 15 mois d'activité de promotion.
Le chiffre d'affaires s'établit à 587 millions d'euros et reste stable par rapport au premier trimestre 2012 grâce à une croissance du segment immobilier d'entreprises (+ 39 %), bénéficiant des commandes élevées enregistrées en 2011.
L'immobilier résidentiel est en baisse de 8 % en raison du moindre volume de signatures d'actes de vente et le moindre avancement des chantiers de promotion de logements en France.
Précisions méthodologiques
L'allocation de fonds propres normatifs aux métiers du Groupe BPCE est réalisée sur la base de 9 % des encours pondérés moyens. La consommation de fonds propres relative aux titrisations qui font l'objet d'une déduction des fonds propres réglementaires Tier 1 et Tier 2 est affectée aux métiers.
Les impacts résultant des opérations de gestion dynamique du bilan du Crédit Foncier (cessions de titres et rachats de passifs) sont affectés en Hors métiers à compter du T2-12. L'information sectorielle du Groupe BPCE a été retraitée en conséquence sur les périodes passées.
À propos :
Le Groupe BPCE, deuxième groupe bancaire en France, s'appuie sur deux réseaux de banque commerciale autonomes et complémentaires : celui des 19 Banques Populaires et celui des 17 Caisses d'Epargne. Dans le domaine du financement de l'immobilier, il s'appuie également sur le Crédit Foncier. Il est un acteur majeur de la banque de financement, de la gestion et des services financiers avec Natixis. Le Groupe BPCE compte plus de 36 millions de clients et bénéficie d'une large présence en France avec 8 000 agences, 117 000 collaborateurs et plus de 8,6 millions de sociétaires.
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[1] Coût du risque en pb annualisés sur encours bruts de crédits à la clientèle début de période.
[2] Estimation au 31/03/2013. Sans mesures transitoires après retraitement des impôts différés actifs et sous réserve de la finalisation des textes réglementaires.
[3] Y compris levées de fin 2012 au-delà du programme 2012.
[4] Sauf mention contraire variations exprimées par rapport au T1-12.
[5] Réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne, hors épargne centralisée.
[6] Réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne, Crédit Foncier et Banque Palatine.
[7] Données de gestion.
[8] Estimation au 31/03/2013. Sans mesures transitoires après retraitement des impôts différés actifs et sous réserve de la finalisation des textes réglementaires, pro forma du projet de rachat des CCI.
[9] Les métiers coeurs sont la Banque commerciale et Assurance (avec notamment les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne ainsi que le Crédit Foncier, Banque Palatine et BPCE International et Outre-mer) et la Banque de Grande Clientèle, l'Épargne et les Services Financiers Spécialisés (Natixis).
[10] Coût du risque en pb annualisés sur encours bruts de crédits à la clientèle début de période.
[11] Estimation Bâle 3 - sous réserve de la finalisation des textes règlementaires.
[12] Estimation après retraitement des impôts différés actifs et sous réserve de la finalisation des textes règlementaires.
[13] Dont 5,4 milliards d'euros levés en dépassement du programme 2012 et imputés sur le programme 2013 (4,0 milliards d'euros pool BPCE et 1,5 milliards d'euros pool Crédit Foncier).
[14] Source TNS SOFRES, Juin 2011 : 1er banquier principal des PME avec 1,2 millions de clients professionnels et entreprises.
[15] Source : SGFGAS, 15 mars 2013
[16] Contribution des métiers coeurs de Natixis aux comptes consolidés du Groupe BPCE. Ces chiffres peuvent comporter des différences avec la communication de Natixis.
[17] Le pôle Participations financières comprend les participations dans Coface, Meilleurtaux, Nexity, Volksbank Romania ainsi que des activités de Private Equity de Natixis.
[18] Activités d'assurance-crédit dans le monde entier et activités d'affacturage en Allemagne et en Pologne.
[19] Nouveau ratio de sinistres /primes.