Ipsos - 1er semestre 2013


Ipsos - 1er semestre 2013

Le tournant
Ventes et marge en hausse

Paris, 24 juillet 2013. Promesse tenue. Après 5 trimestres marqués par la combinaison Ipsos/Synovate et ses effets sur l'activité du nouvel ensemble, le deuxième trimestre 2013 voit pour Ipsos, le retour de la croissance organique.

Le chiffre d'affaires progresse au deuxième trimestre de 0,4% à périmètre et taux de change constants, après un recul de 2,7% au premier trimestre. Autre signe encourageant, les ventes d'Ipsos du 1er janvier au 30 juin 2013 sont en nette progression autour de 2,5%, signe avant coureur d'un meilleur dynamisme des revenus pour les trimestres à venir.

Le chiffre d'affaires semestriel est de 803,7 millions d'Euros, en recul de 4% par comparaison au premier semestre 2012, principalement en raison d'effets de change négatifs à hauteur de 2,2%. Les effets de périmètre sont de 0,8%, notamment en raison de retraits partiels dans des marchés périphériques (Grèce, Portugal, .) et de la cession à son management d'une activité déficitaire de tests de scripts de films, basée à Los Angeles. A périmètre et taux de change constants, le revenu d'Ipsos décroît de 0,95% pour l'ensemble du semestre.

Par région, les chiffres s'améliorent d'un trimestre à l'autre, surtout dans les zones EMEA (-3,1% au 1er trimestre et -1,0% sur l'ensemble du semestre) et Amériques qui redevient positive (-1% sur le 1er trimestre et +0,8% sur l'ensemble du semestre) grâce aux progrès réalisés au Nord et au Sud du continent.

L'activité reste molle en Asie Pacifique avec une performance de -5%, portant les stigmates d'une combinaison Ipsos/Synovate, parfois difficile, car c'est la région du monde où la taille a doublé grâce à l'apport de Synovate. Le rebond se produira un peu plus tard dans l'année grâce aux marchés où cela va déjà bien - Asie du Sud Est, Japon - et surtout au rattrapage engagé là où ça n'allait pas bien comme en Inde, en Chine, et à un moindre degré en Corée.

Par ligne de métier, les progrès sont manifestes presque partout si l'on compare les résultats du semestre avec ceux du seul premier trimestre. C'est très net pour Ipsos Marketing, la spécialisation la plus grosse d'Ipsos qui était en territoire négatif au premier trimestre (-3,5%) et qui redevient proche de l'équilibre. C'est aussi le cas pour Ipsos MediaCT, la spécialisation d'Ipsos dédiée à la mesure des médias et aux effets de la convergence plateformes/contenus qui croît de 3% sur le semestre après une progression de 1,5% sur le premier trimestre.
Un dernier mot à propos des études d'opinion et de recherche sociale : ça ne va pas encore bien (-7,5% sur le semestre), mais ça va déjà mieux (-8% sur le seul premier trimestre) et ça va aller beaucoup mieux compte tenu des contrats d'une taille significative gagnés dans plusieurs pays importants dans les dernières semaines du semestre et dans les premiers jours de juillet, tant auprès d'institutions nationales, même si l'argent se fait plus rare, que d'institutions internationales publiques et privés, là où l'argent abonde !

Evolution de l'activité par région et par ligne de métier

Contribution au Chiffre d'affaires 1er semestre 1er semestre Evolution Croissance
organique
consolidé par zone géographique 2013 2012 2013/2012
 (en millions d'euros)
 
 Europe, Moyen Orient et Afrique 359,5 371,0 -3,1% -1%
 Amériques 314,9 323,1 -2,5% +0,8%
 Asie Pacifique 129,3 142,9 -9,5% -5%
 Chiffre d'affaires semestriel 803,7 837,0 -4,0% -0,95%

Contribution au Chiffre d'affaires 1er semestre 1er semestre Evolution croissance
consolidé par ligne de métier 2013 2012 2013/2012 organique
(en millions d'euros)
 
 Études publicitaires 131,6 136,5 -3,6% -1%
 Études Marketing 420,2 427,6 -1,7% -0,45%
 Études Médias 79,2 86,4 -8,4% +3%
 Études d'Opinion et Recherche sociale 70,0 80,6 -13,2% -7,5%
 Études pour la gestion de la relation client / salarié 102,7 105,8 -3,0% -1,5%
 Chiffre d'affaires semestriel 803,7 837,0 -4,0% -0,95%

Différends entre Ipsos et Aegis

En relation avec le contrat d'acquisition de Synovate qui avait été signé le 26 juillet 2011 et qui avait abouti à une prise de contrôle le 12 octobre 2011 par Ipsos pour une valeur de référence de 525 millions de livres sterling sur la base d'une trésorerie et d'un endettement nuls (« cash free/debt free ») et d'un niveau minimum de besoin en fonds de roulement pour Synovate, il existe un différend entre Ipsos et Aegis au sujet des ajustements prévus contractuellement post clôture du prix d'acquisition initial pour prendre en compte d'une part, les niveaux réels de trésorerie, de dette et d'éléments assimilés contractuellement à de la dette, et d'autre part, l'écart entre le niveau réel de besoin en fonds de roulement à la date du 30 septembre 2011 et le niveau minimum défini dans le contrat.

Sur la base des comptes de clôture de Synovate préparés par Ipsos au 30 septembre 2011, les ajustements du prix initial correspondaient à une créance sur « Aegis Group Plc » d'un montant de 111,9 millions de livres sterling qui était classée dans les autres actifs financiers non courants du bilan consolidé au 31 décembre 2012 . Aegis Group Plc avait contesté ces ajustements contractuels de la valeur de référence.

Conformément aux dispositions du contrat d'acquisition, un expert indépendant a été nommé le 17 juillet 2012 pour résoudre le litige et a procédé à des demandes d'informations auprès des parties.
Le rapport de l'expert a été reçu par les parties le 12 juillet 2013 et Aegis a payé à Ipsos, le 19 juillet 2013, un montant de  15,4 millions d'euros. Ipsos est en désaccord avec ce calcul et certaines positions de l'expertise.

Néanmoins, par prudence, une provision a été passée au premier semestre sur la créance inscrite dans les comptes au 31 décembre 2012 pour la ramener au montant payé par Aegis.
Après diverses reprises de provisions, l'impact net sur le résultat de 2013 est de 73,2 millions d'euros. Ces ajustements comptables, passés en compte de résultat conformément aux normes IFRS car l'allocation définitive du prix d'acquisition devait être réalisée dans les 12 mois suivants la prise de contrôle, sont sans incidence sur la situation financière réelle d'Ipsos.

Par ailleurs et depuis octobre 2011, Ipsos a notifié à Aegis un certain nombre de réclamations au titre de demandes d'indemnités ou de garanties consenties par Aegis dans le cadre du contrat d'acquisition de Synovate.
A ce jour, Ipsos a assigné Aegis via des procédures juridiques à Londres au titre des garanties de passif, d'obligations fiscales et d'obligations déclenchées par le non respect du contrat d'acquisition.

Ipsos n'est pas une entreprise « contentieuse ». Nous voulons juste faire respecter les droits et les intérêts de l'entreprise.
Ces procédures reflètent ce qui s'est passé il y a deux ans. Elles ne remettent en cause ni la pertinence de l'acquisition de Synovate, ni notre appréciation très positive de la combinaison « The Better Ipsos », réalisée par les équipes d'Ipsos et de Synovate dans les 18 derniers mois. 

Compte de résultat consolidé

Afin de donner une information pertinente et complète à nos actionnaires et mettre en perspective les comptes d'Ipsos avant la prise en compte des écritures comptables liées au provisionnement de la créance sur Aegis, une colonne  « Retraité » a été rajoutée dans les deux tableaux de compte de résultat et de bilan consolidés.
La situation financière et de trésorerie n'est elle pas affectée au 30 juin 2013 par ces écritures comptables et elle est améliorée de 15,4 millions d'euros au 19 juillet 2013 suite au montant payé par Aegis.

En millions d'euros S1 2013 S1 2013 S1 2012 Variation
Retraité S1 2013 Retraité /
S1 2012
 
Chiffre d'affaires 803,7 803,7 837,0 -4,0%
Marge brute 512,0 512,0 530,4 -3,5%
Marge brute / CA 63,7% 63,7% 63,4% -
Marge opérationnelle 49,0 49,0 48,2 +1,6%
Marge opérationnelle/ CA 6,1% 6,1% 5,8% +30pb
Autres charges et produits non courants et non récurrents -10,8 -84,0 -13,3 -
Charge de financement -12,8 -12,8 -11,0 -
Impôts -5,4 -5,4 -5,1 -
Résultat net part du groupe 13,0 -60,2 12,6 +3,1%
Résultat net ajusté* part du groupe 31,3 31,3 29,8 +5,2%


* *Le résultat net ajusté part du groupe est calculé avant les éléments non monétaires liés à l'IFRS 2 (rémunération en actions), avant l'amortissement des incorporels liés aux acquisitions (relations clients), avant les impôts différés passifs relatifs aux goodwills dont l'amortissement est déductible dans certains pays et avant l'impact net d'impôts, des autres produits et charges non courants.


La rentabilité

La marge opérationnelle du Groupe poursuit sa progression et s'établit à 49,0 millions d'euros et s'établit à 6,1% rapporté au chiffre d'affaires, soit une augmentation de 30 points de base par rapport à la marge du 1er semestre 2012.

L'amélioration de la marge brute (qui se calcule en retranchant du chiffre d'affaires des coûts directs variables et externes liés à l'exécution des contrats) reste l'une des principales clés de l'amélioration de la rentabilité, avec les bénéfices du plan de combinaison qui ont commencé à générer des effets positifs à partir du second semestre 2012. Elle s'établit à 63,7% contre 63,4% pour le semestre précédent. Cette amélioration de 30 points de base provient de la poursuite d'une politique d'insourcing des capacités de production de Synovate et d'une bonne capacité à maintenir les prix dans tous les pays.

En ce qui concerne les coûts d'exploitation, les bénéfices du plan de combinaison se reflètent notamment par la baisse des frais généraux de 7,4%. Ils sont compensés partiellement par une hausse des rémunérations variables en action qui passent de 2,9 à 5,5 millions d'euros en raison d'une part de l'inclusion des équipes de Synovate dans les plans d'attribution d'actions gratuites et, d'autre part, de la mise en place du programme Ipsos Partnership Fund 2020 en septembre 2012.

En dessous de la marge opérationnelle, les dotations aux amortissements des incorporels liés aux acquisitions concernent la partie des écarts d'acquisition affectée aux relations clients au cours des 12 mois suivant la date d'acquisition et faisait l'objet d'un amortissement au compte de résultat selon les normes IFRS sur plusieurs années. Cette dotation s'élève à 2,4 millions d'euros au 1er semestre 2013, contre 2,2 millions précédemment.

Le solde net du poste Autres charges et produits non courants et non récurrents s'établit en retraité à -10,8 millions d'euros contre -13,3 millions d'euros au 1er semestre 2012. Il prend en compte des éléments à caractère inhabituel non liés à l'exploitation et inclut les coûts d'acquisition ainsi que les coûts liés à la combinaison. Les autres charges et produits non courants et non récurrents publiés incorporent aussi l'impact du provisionnement de la créance sur Aegis, qui se monte à 73,2 millions d'euros, en net des reprises de diverses provisions,

Les charges de financement. Elles s'élèvent à 12,8 millions d'euros au premier semestre contre 11,0 millions d'euros sur la même période de 2012.

Impôts. Le taux effectif d'imposition au compte de résultat en norme IFRS s'établit à 26% contre 25% au 30 juin 2012 en raison notamment de la nouvelle taxe de 3% instituée en France sur les dividendes.. Il intègre, comme par le passé, une charge d'impôts différés passifs de 2,8 millions d'euros qui vient annuler l'économie d'impôts réalisée grâce à la déductibilité fiscale des amortissements d'écarts d'acquisition dans certains pays, alors même que cette charge d'impôts différés ne serait due qu'en cas de cession des activités concernées, et qui est par conséquent retraitée dans le résultat net ajusté.

Le Résultat net ajusté, part du Groupe, qui est l'indicateur pertinent, s'établit à 31,3 millions d'euros, en hausse de 5,2% par rapport au premier semestre 2012. Le résultat net, part du Groupe retraité s'établit à 13,0 millions d'euros en hausse de 3,1%. Le résultat net publié, part du Groupe s'établit à -60,2 millions d'euros après les impacts nets du provisionnement de la créance sur Aegis.


La structure financière

La capacité d'autofinancement s'établit à 59,3 millions d'euros en progression de 14,5% par rapport au 1er semestre 2012.

La Trésorerie d'exploitation redevient bénéficiaire de 6,9 millions d'euros contre un déficit de 35,5 millions d'euros au 30 juin 2012 malgré la hausse saisonnière du besoin en fonds de roulement, ce qui constitue un véritable tournant après l'opération Synovate.

Le besoin en fonds de roulement connait un pic habituel au passage du 30 juin en raison du nombre important de projets en cours mais aussi de décaissements concentrés traditionnellement sur le premier semestre tels que le paiement des bonus ou des reliquats d'impôts. Il est structurellement en légère hausse en raison du développement de nos activités dans les pays émergents.

En ce qui concerne les investissements, Ipsos a investi 3,5 millions d'euros au total sur le semestre dans son programme d'acquisition, procédant notamment au rachat de minoritaires dans des pays émergents, au Maroc et dans les Départements d'Outre Mer.
Par ailleurs, Ipsos a investi 4,0 millions d'euros dans son programme de rachat d'actions afin de limiter les effets de dilution de ses plans d'attribution d'actions gratuites.

Les capitaux propres s'élèvent désormais à 877,7 millions d'euros en retraité et à 804,5 millions d'euros après prise en compte du provisionnement de la créance sur Aegis.

Les dettes financières nettes s'élèvent à 634,0 millions d'euros au 30 juin 2013, en baisse significative par rapport au niveau de  680,2 millions d'euros du 30 juin 2012. Le ratio d'endettement est de 78,8% à un niveau similaire à celui du 30 juin 2012. En retraité, il est de 72,2%.

La trésorerie à la clôture du semestre s'établit à 98,1 millions d'euros, assurant une bonne position de liquidité à Ipsos qui dispose par ailleurs d'environ 75 millions d'euros de lignes de crédit disponibles.


Perspectives 2013

Il serait vain de se cacher la face. Pour résumer, la situation est tendue.

  1. Au plan macro-économique d'abord. Le rythme de croissance de l'économie s'affaiblit, en Europe bien sûr mais aussi dans les pays émergents comme si l'interdépendance entre pays et zones se manifestait dans cette deuxième phase de la crise démarrée en 2008 plus nettement qu'en 2009, période en fin de compte bénie où les états agissaient comme s'ils avaient encore des marges de manoeuvre financières.
     
  2. Au plan de la gestion des entreprises ensuite. Dans cette période d'expansion territoriale des affaires, à un moment où il faut aller chercher les « nouveaux » consommateurs/clients dans les nouveaux marchés, il y a des gagnants et par voie de conséquence des perdants. Le problème est que les gagnants d'aujourd'hui ne sont pas nécessairement ceux de demain même si, paradoxe ! rares sont les perdants d'un jour qui gagnent le lendemain. Le client est moins naïf, plus interconnecté, parfois pris de fièvre acheteuse, parfois emporté par la fièvre manifestante. Dans la transition actuelle chacun comprend bien ce qui se perd : la stabilité, la certitude d'un lendemain qui sera prévisible, la confiance dans les solutions toute faites. A l'heure de l'individualisation, de la multiplicité des options, le marketing lui-même est en transes et bien sûr en question. Il faut continuer à dépenser de l'argent pour bâtir, promouvoir et défendre ses produits, ses services, ses marques, ses idées et idéaux. Mais combien faut-il dépenser ? où ? pour dire quoi ? à quel public (ça existe encore ?) et comment mesurer tout cela ?
    Il est difficile de répondre avec précision et certitude à ces questions. Evidemment l'incertitude a pour corollaire l'instabilité, celle des gens et celle des interlocuteurs illustrée par la « durée de vie » moyenne d'un patron du marketing d'une société américaine appartenant au S&P 500. Ce n'était pas beaucoup en 2010, juste 19 mois en poste. C'est 18 mois aujourd'hui.
     
  3. Rien d'étonnant donc à ce que la situation soit tendue pour l'industrie des études de marché. A dire vrai la croissance n'est pas là : sans doute moins de 3% en 2012 et en 2013. Ca va mieux dans certains marchés anglo-saxons, plutôt moins bien ailleurs. Pourtant dans cette phase de transition que nous avons qualifiée il y a quelque temps de nouvelle renaissance, dans cette période où plus que jamais les contenus sont définis par les contenants, dans ces années de déséquilibres, d'agitations, pour ainsi dire d'insoumission participative, le besoin d'informations est immense. L'imprévisibilité des comportements rend la mission des sociétés d'études difficile. Elle nous met parfois en porte-à-faux. Evidemment aucune société d'études n'a anticipé les mouvements sociaux au Brésil ou en Turquie ou n'a correctement prédit la gravité de l'affaiblissement du marché automobile en Europe, pas plus que l'effondrement du marché des P.C à travers le monde. Mais qui l'a fait ? Chacun comprend qu'aussi imparfaits soient-ils les services rendus par les sociétés d'études à travers la multiplicité des sources d'informations qu'elles produisent et/ou analysent, grâce aussi à l'accumulation et à l'étendue de leurs connaissances sur les gens, les marchés, les marques, les territoires, les cultures et les mouvements d'opinion, restent le gage que les bonnes idées seront choisies, les bons moyens sélectionnés, les bonnes mesures prises. Les sociétés d'études sont neutres, compétentes, et pour les plus grandes d'entre elles suffisamment puissantes pour répondre aux besoins d'informations fiables, pertinentes et utilisables de leurs milliers de clients.
    Ipsos considère, pour sa part, que les performances moyennes de l'industrie ne reflètent pas son potentiel. Autrement dit, la demande solvable n'est pas en cause. C'est notre offre qui doit évoluer et s'ajuster aux besoins de nos clients.

Dès aujourd'hui, il nous faut aller plus vite, réduire, voire supprimer le temps entre le moment où l'information est collectée et celui où elle est disponible, jouer le rôle d'intégrateur entre les différentes sources, respecter le bon équilibre entre ce qui doit être globalisé et ce qui doit appartenir à chaque territoire. Ce que nous disons doit être plus simple, sans tomber dans le simplisme, plus près des nouveaux besoins de nos clients par exemple sur tout ce qui concerne ce qui se passe dans les points de vente ou sur les différentes plateformes. Nous devons aussi être plus vocaux. Parfois l'extrême technicité des sociétés d'études limite leur volonté d'expression. C'est bien dommage quand on entend les représentants d'autres métiers du secteur des marketing services accaparer la scène et les médias sur des sujets comme les « big datas » ou les réseaux sociaux, alors même que nos expertises déploient les outils et les protocoles qui nous mettent en position de bien informer nos clients.

Ipsos est d'une humeur offensive. Nous travaillons aujourd'hui à partir de cinq axes complémentaires :

  • Notre renforcement dans les marchés clés : les Etats-Unis, le Royaume Uni, l'Allemagne et le Japon bien sûr, les BRIC et suivants, mais aussi les HUBS (Singapour, Panama, Nairobi...) qui attirent et regroupent région par région les équipes de management et de marketing de nos clients.
     
  • Nos relations avec nos clients. Nos programmes sont en place et les résultats du premier semestre encourageants. L'Ipsos Global PartneRing qui regroupe 16 clients majeurs d'Ipsos a généré dans les six premiers mois de cette année 7% de ventes supplémentaires à comparer avec une croissance moyenne de nos ventes de 2,5%
     
  • La force de nos équipes. C'est la base de tout. Au fur et à mesure où il s'agit d'agréger l'information plutôt que de l'analyser pièce par pièce et de la rapprocher de la décision, les profils requis changent et se diversifient. Les besoins de formation sont plus grands, justifiant par exemple que le nombre de connexions à notre centre E-Learning ait été multiplié par 2,5 pendant les six premiers mois de 2013.
     
  • L'activation de nos spécialisations, aidée par une plus grande efficience de nos plateformes opérationnelles, déjà partiellement mutualisées et installées dans des centres offshores dont la mission est d'être chaque jour meilleures - grâce à un meilleur accès aux répondants - plus rapides, jusqu'à développer des solutions en « temps réel » où le délai entre la prise d'information et sa diffusion disparaît, et bien sûr moins onéreuses. Au-delà, nos différentes lignes de métiers ont commencé le déploiement de leurs nouvelles offres en utilisant de façon plus systématique les technologies disponibles notamment les technologies mobiles qui permettent de recueillir - sans nécessairement les interroger - ce que sont et ce que font les clients de nos clients.
     
  • Enfin, Ipsos poursuit le développement des nouveaux services qui progressivement donnent corps à notre position d'acteur dans les « consumer insight services ». Cela va de l'utilisation des réseaux sociaux comme source primaire d'information à l'utilisation plus systématique de protocoles inspirés des neurosciences en passant par un renforcement constant de nos capacités analytiques. Au total le chiffre d'affaires généré par ces nouveaux services a progressé de 70% d'une année à l'autre. Ils ne représentent encore que 2,7% du chiffre d'affaires d'Ipsos. La barre des 5% devrait être atteinte dès l'année prochaine.


D'après les informations dont nous disposons il est très vraisemblable que le chiffre d'affaires d'Ipsos sera au second semestre en progression sensible et qu'au total, notre compagnie renouera, dans ce contexte macroéconomique incertain et dans un marché contraint, avec une croissance organique positive, en amélioration progressive trimestre après trimestre.

Notre marge opérationnelle, avant éléments exceptionnels, se situera comme prévu et déjà annoncé autour de 11%, soit cent points de base au dessus du niveau enregistré en 2012.

La présentation de l'activité et des résultats du premier semestre 2013
ainsi qu'une plaquette complète des états financiers consolidés
seront disponibles le 25 juillet sur le site www.ipsos.com.

Annexes

Nobody's Unpredictable

« Nobody's Unpredictable » est la signature publicitaire d'Ipsos.

Parce que les clients de nos clients sont de plus en plus souvent infidèles à leurs habitudes
- ils zappent, changent volontiers de comportements, de points de vue, de préférences -,
nous aidons nos clients à capter ces mouvements qui caractérisent nos sociétés.
Nous les aidons à comprendre leurs clients - et le monde -  tels qu'ils sont.

Ipsos est coté sur l'Eurolist de NYSE-Euronext.
La société qui fait partie du SBF 120 et de l'indice Mid-60 est également éligible au SRD.

Code Isin FR0000073298, Reuters ISOS.PA, Bloomberg IPS:FP
www.ipsos.com


Compte de résultat consolidé
Comptes semestriels au 30 juin 2013

en milliers d'euros 30/06/2013
Retraité (*)
31/12/2012
30/06/2013 30/06/2012
Chiffre d'affaires 803 777 803 777 836 964 1789 521
Coûts directs (291 752) (291 752) (306 584) (642 342)
Marge brute 512 025 512 025 530 380 1147 179
Charges de personnel - hors rémunération en actions (349 841) (349 841) (362 158) (730 780)
Charges de personnel - rémunération en actions (5 462) (5 462) (2 871) (8 396)
Charges générales d'exploitation (109 678) (109 678) (118 390) (229 874)
Autres charges et produits opérationnels 1 967 1 967 1 276  318
Marge opérationnelle 49 011 49 011 48 237 178 448
Dotations aux amortissements des incorporels liés aux acquisitions (2 394) (2 394) (2 179) (4 920)
Autres charges et produits non courants (10 801) (83 956) (13 335) (36 638)
Quote-part dans les résultats des entreprises associées ( 4) ( 4) ( 37) ( 14)
Résultat opérationnel 35 811 (37 344) 32 686 136 876
Charges de financement (12 790) (12 790) (10 977) (23 895)
Autres charges et produits financiers (2 327) (2 327) (1 244) (3 738)
Résultat net avant impôts 20 694 (52 461) 20 465 109 243
Impôts - hors impôts différés sur amortissement du goodwill (2 600) (2 600) (2 043) (21 451)
Impôts différés sur amortissement du goodwill (2 780) (2 780) (3 074) (5 823)
Impôt sur les résultats (5 380) (5 380) (5 117) (27 274)
Résultat net 15 314 (57 841) 15 348 81 969
Dont part du Groupe 12 996 (60 159) 12 607 74 070
Dont part des minoritaires 2 318 2 318 2 741 7 899
Résultat net part du Groupe par action de base  (en euros) 0,29 -1,33 0,28 1,64
Résultat net part du Groupe par action dilué  (en euros) 0,28 -1,33 0,28 1,62
   
Résultat net ajusté (**) 33 824 33 824 32 806 126 755
Dont Part du Groupe 31 336 31 336 29 781 118 463
Dont Part des minoritaires 2 488 2 488 3 025 8 292
Résultat net ajusté, part du groupe par action 0,69 0,69 0,66 2,62
Résultat net ajusté dilué, part du groupe par action 0,68 0,68 0,66 2,59


(*) Retraité de l'impact de la provision pour dépréciation de la créance sur Aegis et des reprises de provision corrélatives, pour un montant net de 73,2 millions d'euros.
(**) Le résultat net ajusté part du groupe est calculé avant les éléments non monétaires liés à l'IFRS 2 (rémunération en actions), avant l'amortissement des incorporels liés aux acquisitions (relations clients), avant les impôts différés passifs relatifs aux goodwills dont l'amortissement est déductible dans certains pays et avant l'impact net d'impôts, des autres produits et charges non courants.


Etat de la situation financière
Comptes semestriels au 30 juin 2013

en milliers d'euros 30/06/2013
Retraité (*)
30/06/2013 31/12/2012
ACTIF
Goodwills 1 177 605 1 177 605 1 199 024
Autres immobilisations incorporelles (*)  86 438  89 727  90 450
Immobilisations corporelles  43 245  43 245  47 442
Participation dans les entreprises associées   474   474   478
Autres actifs financiers non courants (*)  132 903  24 594  154 077
Impôts différés actifs  46 683  46 683  38 812
Actifs non courants 1 487 348 1 382 328 1 530 283
Clients et comptes rattachés  555 129  555 129  606 643
Impôts courants  21 465  21 465  16 307
Autres actifs courants  80 226  80 226  56 416
Instruments financiers dérivés  3 217  3 217  7 968
Trésorerie et équivalents de trésorerie  98 132  98 132  132 254
Actifs courants  758 169  758 169  819 587
TOTAL ACTIF 2 245 516 2 140 496 2 349 870
   
en milliers d'euros 30/06/2013
Retraité (*)
30/06/2013 31/12/2012
PASSIF
Capital  11 334  11 334  11 332
Primes d'émission  540 201  540 201  540 017
Actions propres ( 1 052) ( 1 052) (  983)
Ecarts de conversion ( 25 079) ( 25 079)  4 171
Autres réserves  (*)  340 410 267 255  359 396
Capitaux propres - part du Groupe  865 814  792 659  913 933
Intérêts minoritaires  11 909  11 909  11 556
Capitaux propres  877 723  804 568  925 489
Emprunts et autres passifs financiers non courants  525 612  525 612  675 855
Provisions non courantes (*)  26 635  19 104  25 103
Provisions pour retraites (*)  23 245  20 267  22 912
Impôts différés passifs  105 719  105 719  101 979
Autres passifs non courants (*)  91 761  77 033  89 742
Passifs non courants  772 972  747 735  915 590
Fournisseurs et comptes rattachés (*)  217 427  210 799  259 349
Emprunts et autres passifs financiers courants  209 768  209 768  87 844
Impôts courants  5 593  5 593  10 042
Provisions courantes  5 958  5 958  6 171
Autres passifs courants  156 074  156 074  145 384
Passifs courants  594 821  588 193  508 791
TOTAL PASSIF 2 245 516 2 140 496 2 349 870


(*)Retraité de l'impact de la provision pour dépréciation de la créance sur Aegis et des reprises de provision corrélatives, pour un montant net de 73,2 millions d'euros.


Etat des flux de trésorerie consolidés
Comptes semestriels au 30 juin 2013

en milliers d'euros 30/06/2013 30/06/2012 31/12/2012
OPERATIONS D'EXPLOITATION
RESULTAT NET (57 841) 15 348 81 969
Eléments sans incidence sur la capacité d'autofinancement
Amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles 13 389 14 631 29 075
Résultat net des sociétés mises en équivalence, nets des dividendes reçus  4  37  14
Moins-value (plus-value) sur cessions d'actifs  133  448  776
Variation nette des provisions 79 360 (1 392) (3 799)
Rémunération en actions 4 955 2 871 7 246
Autres produits et charges calculés ( 488) 3 154  183
Frais d'acquisition de sociétés consolidées 1 665  659 3 022
Charge de financement 12 790 10 977 23 895
Charge d'impôt 5 380 5 117 27 274
CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT AVANT CHARGES DE FINANCEMENT ET IMPOT 59 347 51 849 169 655
Variation du besoin en fonds de roulement (24 968) (59 318) (66 275)
Intérêts financiers nets payés (12 695) (11 774) (23 814)
Impôts payés (14 739) (16 289) (28 110)
FLUX DE TRESORERIE LIES A L'EXPLOITATION 6 945 (35 532) 51 456
OPERATIONS D'INVESTISSEMENT
Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles (8 728) (14 581) (26 219)
Produits des cessions d'actifs corporels et incorporels  122  45  251
Augmentation / (diminution) d'immobilisations financières (1 484) (2 096) (2 430)
Acquisitions de sociétés et d'activités consolidés (1 465) (12 342) (15 888)
FLUX DE TRESORERIE AFFECTES AUX OPERATIONS D'INVESTISSEMENT (11 555) (28 974) (44 286)
OPERATIONS DE FINANCEMENT
Augmentation / (Réduction) de capital  186 1 633 1 633
(Achats) / Ventes nets d'actions propres (4 050) (6 739) (6 146)
Augmentation / (diminution) des emprunts à long terme (24 886) (11 775) 9 361
Augmentation / (diminution) des découverts bancaires 3 997 3 641 1 112
Rachats d'intérêts minoritaires (1 997) (9 199) (12 484)
Dividendes versés aux actionnaires de la société mère - - (28 549)
Dividendes versés aux minoritaires des sociétés intégrées (124) (78) (1 280)
FLUX DE TRESORERIE PROVENANT DES OPERATIONS DE FINANCEMENT (26 874) (22 517) (36 353)
VARIATION NETTE DE LA TRESORERIE (31 483) (87 022) (29 184)
Incidence des variations des cours des devises sur la trésorerie (2 640) 1 727  235
TRESORERIE A L'OUVERTURE 132 254 161 203 161 203
TRESORERIE A LA CLOTURE 98 132 75 908 132 254


Etat des variations des capitaux propres consolidés
Comptes semestriels au 30 juin 2013

en milliers d'euros Capital Primes d'émission Titres d'auto-contrôle Autres réserves Ecarts de conversion Capitaux propres
Attribuables aux actionnaires de la société Intérêts minoritaires Total
Situation au 1er janvier 2012 11 311 538 405 (1 019) 321 994 7 735 878 426 12 437 890 863
Variation de capital  21 1 612 - - - 1 633  0 1 633
Distribution dividendes - - - (28 477) - (28 477) ( 204) (28 681)
Variation de périmètre - - - - - - 2 001 2 001
Effets des engagements de rachat de titres - - - - - - (3 900) (3 900)
Livraison d'actions propres concernant le plan d'attribution d'actions gratuites 2010 - - 6 675 (6 675) - - - -
Autres mouvements sur les actions propres - - (6 167)  108 - (6 059)  2 (6 057)
Rémunérations en actions constatées directement en capitaux propres - - - 2 871 - 2 871 - 2 871
Autres mouvements - - - ( 78) - ( 78)  142  64
Transactions avec les actionnaires  21 1 612  508 (32 251) - (30 110) (1 958) (32 069)
Résultat de l'exercice - - - 12 607 - 12 607 2 740 15 347
Autres éléments du résultat global - - - - - - - -
     Investissements nets à l'étranger et couvertures afférentes - - - - 1 667 1 667 - 1 667
     Impôts différés sur investissements nets à l'étranger - - - - ( 245) ( 245) - ( 245)
     Variation des écarts de conversion - - - - 17 430 17 430  471 17 902
     Gains et pertes actuariels ( 367)   ( 367)   ( 367)
Total des autres éléments du résultat global - - - ( 367) 18 852 18 485  471 18 957
Résultat global - - - 12 240 18 852 31 092 3 211 34 304
Situation au 30 juin 2012 11 332 540 017 ( 511) 301 983 26 587 879 408 13 690 893 098
Situation au 1er janvier 2013 11 332 540 017 ( 983) 359 397 4 170 913 933 11 556 925 489
Variation de capital  2  184 - - -  186 -  186
Distribution dividendes - - - (28 987) - (28 987) ( 127) (29 113)
Variation de périmètre - - - - - - (1 444) (1 444)
Effets des engagements de rachat de titres - - - - - - - -
Livraison d'actions propres concernant le plan d'attribution d'actions gratuites 2011 - - 4 012 (4 012) - - - -
Autres mouvements sur les actions propres - - (4 079)  29 - (4 050) - (4 050)
Rémunérations en actions constatées directement en capitaux propres - - - 4 955 - 4 955 - 4 955
Autres mouvements (1) - - ( 2) (1 439) - (1 441)  169 (1 272)
Transactions avec les actionnaires  2  184 ( 70) (29 453) - (29 336) (1 402) (30 738)
Résultat de l'exercice - - - (60 159) - (60 159) 2 318 (57 841)
Autres éléments du résultat global - - - - - - - -
     Investissements nets à l'étranger et couvertures afférentes - - - - (14 235) (14 235) - (14 235)
     Impôts différés sur investissements nets à l'étranger - - - - 2 841 2 841 - 2 841
     Variation des écarts de conversion - - - - (17 839) (17 839) ( 563) (18 402)
     Autres variations - - - (2 544) - (2 544) - (2 544)
Total des autres éléments du résultat global - - - (2 545) (29 233) (31 777) ( 563) (32 340)
Résultat global - - - (62 704) (29 233) (91 937) 1 755 (90 182)
Situation au 30 juin 2013 11 334 540 201 (1 052) 267 239 (25 064) 792 659 11 909 804 568


Contact :
Laurence Stoclet, Directeur Général Délégué,
Directeur Financier Groupe
E-mail : laurence.stoclet@ipsos.com
Tél : +33 (0)1 41 98 90 20


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Ipsos : 1er semestre 2013
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